Congé parental d’éducation : durée, conditions et impact sur la retraite

Face à l’arrivée d’un nouvel enfant, la gestion du temps, de l’emploi et des droits sociaux devient centrale pour de nombreux parents. Le congé parental d’éducation s’impose alors comme une réponse adaptée, permettant de s’arrêter temporairement pour accompagner les premières années de l’enfant, sans perdre ses droits ni mettre un terme à son parcours professionnel. À l’orée de 2026, les contours du congé parental – durée, conditions d’éligibilité, articulation avec les autres congés et impact sur la carrière – continuent d’évoluer et de soulever des questions pratiques et juridiques. Au fil des étapes, du choix du temps plein ou du temps partiel jusqu’aux conséquences sur la retraite et la protection sociale, chaque décision s’inscrit dans une stratégie familiale et professionnelle à long terme. Comprendre les modalités, les bénéfices et les points d’attention s’avère donc déterminant pour préparer au mieux cette nouvelle aventure parentale et protéger l’avenir, tant personnel que collectif, de chaque famille.
Sommaire
- Comprendre le congé parental d’éducation : objectifs et principe de fonctionnement
- La durée du congé parental et ses modalités de renouvellement : plans d’organisation familiale
- Procédure et conditions d’éligibilité au congé parental d’éducation
- Temps plein ou temps partiel : arbitrer pour un équilibre sur-mesure
- Impact du congé parental d’éducation sur la retraite : trimestres, AVPF et dispositifs complémentaires
- Impact du congé parental sur la retraite
- Simulez pour votre situation
- Rémunération, allocation congé parental et protection sociale durant la période d’arrêt
- Retour à l’emploi après un congé parental d’éducation : organisation, droits et enjeux
- Cas particuliers : salariés du particulier employeur et situations spécifiques
- Nouveautés légales en 2026 et évolutions prévues des droits parentaux
- Quelle est la durée maximale autorisée pour un congé parental d’éducation en cas de naissances multiples ?
- Le congé parental d’éducation compte-t-il pour la retraite ?
- Peut-on cumuler une activité professionnelle et un congé parental ?
- Comment formuler et envoyer la demande de congé parental à son employeur ?
- Quelles aides financières sont accessibles pendant la période de congé parental ?
- 🍼 Le congé parental d’éducation permet de suspendre son emploi pour s’occuper d’un enfant suite à une naissance ou une adoption, sans rupture de contrat.
- 📅 Durée et renouvellement : congé initial d’un an, renouvelable selon le nombre d’enfants, dans la limite du 3ᵉ (ou 6ᵉ en cas de naissances ou adoptions multiples) anniversaire de l’enfant.
- 👪 Droits à la retraite : validation de trimestres assimilés, prise en compte dans certains dispositifs selon le type de congé et le statut parental.
- 🔍 Conditions d’éligibilité : 1 an d’ancienneté exigé dans l’entreprise, procédure stricte de demande et informations à fournir.
- 💰 Rémunération : absence de salaire versé par l’employeur, possibilité de percevoir la PreParE ou l’AVPF sous condition de ressources.
- 🛡️ Protection sociale : maintien de nombreux droits sociaux, interdiction d’exercer un autre emploi (sauf assistant(e) maternel(le)), retour garanti à un emploi équivalent.
- 👩💼 Impact sur la carrière : droits parentaux respectés, suspension mais non rupture de contrat, ancienneté partiellement prise en compte.
- 📈 Nouveautés 2026 : création d’un congé supplémentaire de naissance (1 ou 2 mois) en plus des congés existants, avec décrets d’application attendus.
Comprendre le congé parental d’éducation : objectifs et principe de fonctionnement
Le congé parental d’éducation se veut un dispositif protecteur pour les familles françaises, en phase avec l’évolution des besoins et des aspirations parentales. À la naissance ou à l’adoption d’un enfant, il offre au parent la possibilité de mettre en pause son activité professionnelle, afin de se consacrer pleinement à l’éducation de son enfant durant une période structurée et encadrée. L’employé bénéficie ainsi d’un arrêt temporaire, sans que cela remette en cause son contrat de travail, ses droits sociaux ou ses perspectives de carrière à long terme.
Loin d’être un congé ordinaire, il se distingue du congé maternité, paternité ou d’adoption sur plusieurs points : sa durée extensible, ses conditions de renouvellement et la possibilité de le prendre à temps partiel. Les objectifs principaux sont de favoriser l’équilibre entre vie familiale et professionnelle, de permettre une adaptation en douceur à la nouvelle situation familiale et d’accompagner les premières étapes de vie de l’enfant. Ce dispositif répond aussi à une valeur sociétale : il encourage le partage des responsabilités parentales, en ouvrant le congé autant à la mère qu’au père, et promeut ainsi une égalité accrue dans la sphère domestique.
L’attribution du congé parental implique le respect de certaines conditions d’éligibilité. L’une des plus importantes demeure l’ancienneté, qui doit atteindre au moins un an chez le même employeur pour avoir droit à cet arrêt temporaire. La portée du dispositif s’étend aussi bien aux salariés du secteur privé qu’aux salariés du particulier employeur, tandis que des conditions spécifiques s’appliquent aux fonctionnaires et travailleurs indépendants. Un employé remplissant les critères ne pourra se voir refuser sa demande, sous peine de recours devant le conseil de prud’hommes.
Le contrat de travail est formellement suspendu pendant le congé parental, ce qui signifie que les droits liés à l’ancienneté, à la rémunération ou à la progression de carrière sont, pour partie, « gelés » durant cette période. Toutefois, cette suspension n’efface pas le parcours professionnel du salarié, qui reprend par la suite son activité dans des conditions très proches de son statut antérieur. Cette protection vise à rassurer les familles sur le fait que mettre en avant leur rôle parental ne nuit pas à leur avenir professionnel, un équilibre précieux à préserver.

La durée du congé parental et ses modalités de renouvellement : plans d’organisation familiale
La question de la durée du congé parental d’éducation est au cœur de l’organisation de la vie familiale et professionnelle. Pour chaque naissance ou adoption, la réglementation prévoit une période initiale d’un an, renouvelable selon certaines conditions liées au nombre d’enfants concernés. Ce système progressif répond à la diversité des schémas familiaux, du premier enfant unique aux naissances ou adoptions multiples.
Lorsqu’un seul enfant vient agrandir la famille, le congé parental peut être pris pour une durée maximale de un an, puis renouvelé deux fois à condition de ne pas dépasser le jour du troisième anniversaire de l’enfant. En cas de jumeaux, triplés, ou d’adoptions multiples, la durée totale autorisée s’étend jusqu’à l’entrée en maternelle pour deux enfants, ou jusqu’au sixième anniversaire pour les fratries de trois enfants ou plus. Chaque cycle de renouvellement peut être plus long ou plus court, offrant ainsi une flexibilité pour s’adapter à l’évolution des besoins familiaux et des choix parentaux.
Un élément différenciant est la gestion des enfants porteurs de handicap ou victimes d’accident grave. Dans ces cas spécifiques, le congé parental peut être prolongé d’une année supplémentaire, sur présentation d’un certificat médical qui atteste du besoin d’une présence parentale accrue. Cette mesure vise à protéger et accompagner les familles confrontées à des circonstances exceptionnelles, en leur permettant une prise en charge optimale de leur enfant, sans sacrifier leur stabilité professionnelle.
| 👶 Nombre d’enfants nés/adoptés | 📆 Durée initiale | 🔁 Renouvellements | 🗓️ Date de fin maximale |
|---|---|---|---|
| 1 | 1 an | 2 fois | 3e anniversaire |
| 2 | 1 an | 2 fois | Entrée en maternelle |
| 3 ou + | 1 an | 5 fois | 6e anniversaire |
À noter également qu’il existe une adaptation pour l’adoption d’enfants âgés de plus de trois ans et de moins de seize ans, où le congé parental ne peut excéder une année, sans possibilité de renouvellement, la date de fin étant fixée à un an après l’arrivée de l’enfant au foyer. Cette diversité des cas s’explique par le besoin de prendre en compte la réalité de l’éducation selon l’âge et la situation familiale.
Les parents disposent ainsi d’une palette de solutions pour préparer leur parcours et adapter leur organisation. Le choix entre temps plein et temps partiel, le fractionnement des périodes, la synergie entre le congé parental et d’autres droits parentaux constituent autant d’options à examiner au regard des réalités quotidiennes.
Procédure et conditions d’éligibilité au congé parental d’éducation
L’accès au congé parental d’éducation est soumis à une série de conditions strictes, qui garantissent à la fois la sécurité de l’employeur et du salarié. La première étape consiste à justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise au moment de la demande, afin d’ouvrir le droit à ce dispositif. Cette condition s’applique aussi bien au secteur privé qu’aux salariés du particulier employeur, même s’il existe des particularités dans chaque cas.
La demande s’effectue par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge. Le salarié doit préciser la date de début souhaitée et la durée envisagée du congé parental, permettant à l’employeur d’anticiper le remplacement éventuel ou la réorganisation interne. Si le congé parental fait suite au congé maternité ou d’adoption, la démarche doit être entamée au moins un mois avant la fin de ce congé. Dans les autres situations, un préavis de deux mois avant la date de départ s’impose. Ces délais contribuent à fluidifier l’organisation et à limiter les situations de tension entre les parties.
Il est impossible pour l’employeur de s’opposer à la demande de congé parental, sauf dans de très rares cas exceptionnels. En situation de conflit, le salarié dispose de la faculté de saisir le conseil de prud’hommes pour faire valoir ses droits. Par ailleurs, toute modification ultérieure (prolongation, passage au temps partiel) suit une procédure identique : information de l’employeur un mois avant la fin de la période initiale.
Durant la suspension du contrat, le salarié continue de bénéficier de certains droits, dont le maintien de ses avantages acquis jusqu’à la date de fin du congé, ainsi que la possibilité de réaliser un bilan de compétences non rémunéré. Un retour anticipé, par exemple en cas de décès de l’enfant ou de diminution sensible des ressources du foyer, est envisageable, sous réserve d’un préavis d’un mois adressé à l’employeur.
L’ensemble de ces modalités conditionne la stabilité et la prévisibilité du dispositif, éléments essentiels pour envisager sereinement cette période de transition familiale.
Temps plein ou temps partiel : arbitrer pour un équilibre sur-mesure
Le choix entre un congé parental à temps plein ou à temps partiel façonne grandement l’expérience professionnelle et familiale du parent. Le temps plein implique une suspension totale de l’activité, tandis que le temps partiel permet de conserver un pied dans le monde du travail en ajustant la quotité de travail. Chacune de ces options présente des implications distinctes en termes de droits à l’ancienneté, de protection sociale et d’allocations, mais aussi d’impact sur la retraite future.
Le congé parental à temps plein, s’il suspend totalement le contrat de travail, offre la possibilité de se concentrer exclusivement sur l’éducation de l’enfant, favorisant une adaptation en profondeur à la nouvelle vie familiale. Il est particulièrement recommandé en cas de naissance ou d’adoption multiple, ou lorsque la situation familiale requiert une présence constante. Toutefois, il engendre une interruption des cotisations retraite « classiques », même si des solutions existent pour valider des trimestres assimilés.
Le temps partiel, quant à lui, s’adresse aux parents souhaitant combiner temps passé auprès de l’enfant et maintien d’une activité professionnelle réduite. Il permet de continuer à cotiser pour la retraite sur la base du temps travaillé et d’éviter une rupture complète avec sa carrière. Cette solution hybride répond aux attentes de nombreux actifs, soucieux de préserver leur employabilité et de limiter l’impact financier d’un arrêt total.
Chaque choix influe aussi sur l’attribution des aides de la CAF, comme la PreParE. La perception de ces prestations dépend du temps de travail choisi, du nombre d’enfants à charge et des plafonds de ressources. Il convient donc de bien anticiper ces paramètres pour bâtir une stratégie familiale et budgétaire solide, respectueuse des aspirations personnelles et des contraintes matérielles.
- ⚖️ Bilan professionnel et familial préalable
- ⏳ Simulation du temps de travail et du maintien de salaire
- 💡 Anticipation de la reprise d’activité ou réflexion sur l’auto-entrepreneuriat pendant le congé parental
- 📈 Étude de l’impact sur les droits à la retraite et la protection sociale
- 📃 Analyse des modalités de la PreParE ou des autres allocations
L’arbitrage entre temps plein et temps partiel s’apparente à une préparation minutieuse, où chaque détail compte pour préserver l’équilibre entre aspirations personnelles, contraintes économiques et anticipation de l’avenir.
Cette question prépare naturellement à l’exploration de l’impact du congé parental sur la retraite, un point stratégique à ne pas négliger.
Impact du congé parental d’éducation sur la retraite : trimestres, AVPF et dispositifs complémentaires
L’une des préoccupations majeures des parents concerne l’impact du congé parental sur leurs futurs droits à la retraite. Contrairement à une croyance tenace, le congé parental d’éducation ouvre bien droit à la validation de trimestres pour le calcul de la retraite, sous réserve du respect des règles propres à chaque régime et du type de congé (temps plein/partiel).
Pour chaque période de 90 jours d’arrêt total, un trimestre assimilé est ajouté à la durée d’assurance. Cette validation, limitée au congé parental à temps plein, permet au parent concerné d’obtenir jusqu’à 12 trimestres assimilés sur trois ans, soit l’équivalent de la durée maximale du congé parental autorisée. Ces trimestres ne sont toutefois pas cotisés, ce qui signifie qu’ils ne donnent pas lieu à versement de cotisations et n’ouvrent pas de droit pour certains dispositifs de départ anticipé ou le minimum contributif.
Le régime de l’Assurance Vieillesse des Parents au Foyer (AVPF) permet néanmoins de « transformer » jusqu’à quatre trimestres assimilés en trimestres cotisés, sous conditions de ressources et d’affiliation automatique via la perception d’allocations familiales telles que la PreParE. Ces cotisations fictives sont versées par la CAF à la Caisse nationale d’assurance vieillesse, sur une base de référence fixée au Smic. Ainsi, les trimestres AVPF sont intégrés au calcul du salaire annuel moyen pour la pension.
| 🏅 Type de trimestre | 🎯 Mode d’obtention | ⚡ Effet sur la retraite |
|---|---|---|
| Assimilé | Arrêt total, 90 jours | Majoration durée d’assurance |
| Cotisé (AVPF) | PreParE, ressources | Compte pour le salaire annuel moyen |
L’attribution des trimestres majorés pour naissance (8 par enfant) ne se cumule pas avec la majoration congé parental ; c’est le calcul le plus avantageux pour le parent qui prévaut. Par ailleurs, la réforme des retraites en vigueur offre la possibilité d’intégrer jusqu’à quatre trimestres AVPF dans le dispositif « carrière longue » pour partir avant l’âge légal, sous conditions.
À noter : le congé parental à temps partiel ne génère aucun trimestre supplémentaire pour l’assurance retraite, seuls les droits issus de la quotité travaillée étant pris en compte.
Impact du congé parental sur la retraite
Comparez trimestres assimilés, trimestres cotisés AVPF et majorations pour enfants
Les années “majoration” représentent des trimestres ajoutés en bonus pour enfants (ex : 8 trimestres/enfant avant 2014, répartis entre parents).
Découvrir les règles précises
- Trimestres assimilés : Période de congé parental, 4 trimestres/an validés sans cotisation (ni droits à la retraite complémentaire).
- Trimestres cotisés AVPF : Si allocataire de certaines prestations (PAJE, etc.), la CAF verse des cotisations à l’AVPF (cela compte comme des périodes “cotisées”).
- Majoration pour enfants : 8 trimestres supplémentaires/enfant (natalité + éducation), répartis ou partagés entre parents.
Simulez pour votre situation :
La question de la retraite complémentaire mérite aussi d’être examinée : si la suspension du contrat n’ouvre pas de nouveaux points de retraite, les trimestres validés peuvent néanmoins sécuriser la carrière et limiter les effets de la pause professionnelle sur la pension globale.
Rémunération, allocation congé parental et protection sociale durant la période d’arrêt
Prendre un congé parental implique une suspension de la rémunération par l’employeur, mais d’autres mécanismes de solidarité assurent un relais financier. L’un des plus connus est la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), une allocation versée par la CAF ou la MSA sous conditions de ressources et en fonction du nombre d’enfants à charge. Elle garantit un maintien partiel du revenu familial, tout en soutenant le choix parental d’arrêter temporairement de travailler.
L’attribution de la PreParE dépend du type de congé choisi (temps plein/partiel), du statut conjugal (parent isolé ou en couple) et du nombre d’enfants. Cette aide, non liée au contrat de travail, s’inscrit dans une logique de protection sociale universelle. D’autres aides CAF peuvent compléter ce dispositif, notamment en cas de ressources modestes ou de situations particulières.
Durant le congé parental, il n’est pas possible d’exercer un autre emploi, à l’exception notable de l’activité d’assistant(e) maternel(le). Ce choix vise à préserver la disponibilité du parent pour son enfant et sécurise la logique de l’allocation. À l’issue de la période d’arrêt, le salarié retrouve son poste antérieur ou un emploi similaire avec une rémunération équivalente, et bénéficie d’un entretien professionnel pour préparer son retour.
Côté protection sociale, la suspension du contrat n’entraîne pas de rupture des droits acquis : couverture maladie, indemnités, et droits à la sécurité sociale sont maintenus. En cas de licenciement, seules des raisons étrangères au congé parental (faute grave, cause économique) peuvent le justifier.
- 💸 PreParE pour soutien financier
- 🔗 Cumul allocations sous réserves
- 👨👩👧 Préservation de la couverture maladie et des droits sociaux
- 🃏 Possibilité de bilan de compétences non rémunéré
- 🪄 Aide au retour à l’emploi après le congé parental
Préparer cette transition implique de s’informer des différentes possibilités pour éviter une déstabilisation financière. Des pistes existent pour compléter ses revenus durant un congé parental sans compromettre ni la légalité, ni le bien-être familial.
Retour à l’emploi après un congé parental d’éducation : organisation, droits et enjeux
La sortie du congé parental marque une nouvelle étape à la fois délicate et stimulante. Le salarié doit retrouver son précédent emploi ou un emploi équivalent, assorti d’un salaire au moins identique à celui perçu avant l’arrêt. Ce droit garantit une sécurité essentielle, évitant le déclassement ou la précarisation immédiate à l’issue du congé.
Le salarié peut rompre son congé de façon anticipée sous certaines conditions (décès de l’enfant, chute substantielle des ressources). La relation de confiance instaurée avec l’employeur, le respect des délais de prévenance et l’anticipation d’un entretien professionnel facilitent alors cette reprise. La reprise d’activité s’accompagne souvent de nouveaux enjeux : remise à niveau éventuelle, adaptation aux évolutions du poste ou du secteur, gestion du temps au sein de la famille.
Pour bien préparer ce retour, il reste crucial de planifier sa réintégration, d’anticiper les changements organisationnels et de valoriser son expérience parentale comme une compétence transposable. De nombreux parents considèrent cette période comme une opportunité de redéfinir leurs priorités et de réfléchir à leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Réseaux d’entraide, associations et accompagnement personnalisé par des conseillers emploi ou coaching parental constituent des ressources précieuses. Pour optimiser la transition professionnelle, le bilan de compétences réalisé durant le congé parental offre souvent des clés pour rebondir efficacement.
En 2026, l’aménagement du retour en entreprise bénéficie également des réflexions menées lors de la réforme des droits parentaux, avec l’encouragement à la flexibilité (télétravail, temps partiel aménagé) afin d’assurer une meilleure conciliation des temps de vie. Quelques conseils concrets pour préparer son retour :
- 📅 Préparer l’entretien obligatoire de retour
- 👂 Échanger en amont avec l’employeur sur les besoins spécifiques
- 📘 Valoriser les nouvelles compétences acquises
- 📲 Mettre à jour ses outils professionnels et sa veille métier
- ➡️ Explorer d’autres formes de reprise, par exemple la diversification des revenus familiaux
Cette étape donne l’occasion d’initier une nouvelle dynamique, à la mesure de l’expérience familiale vécue.
Cas particuliers : salariés du particulier employeur et situations spécifiques
Le cadre du congé parental d’éducation s’adapte également aux salariés exerçant chez un particulier employeur, à domicile, dans le secteur de la garde d’enfants ou de l’assistance à domicile. Dans cette situation, la Convention collective nationale des particuliers employeurs définit des modalités très proches du droit commun, tout en tenant compte de la spécificité du lien d’emploi. L’ancienneté minimale d’un an reste la règle, l’information de l’employeur se fait dans les mêmes formes, et le renouvellement du congé parental suit la logistique observée dans les entreprises privées.
En cas de naissance ou d’adoption multiple, la durée du congé et ses renouvellements reprennent les plafonds habituels mais avec parfois une souplesse d’organisation du travail ou de répartition des tâches au sein du foyer employeur. L’évolution du contexte domestique – hospitalisation de l’enfant, besoin de présence accrue – peut également ouvrir droit à une prolongation supplémentaire, sur présentation d’un certificat médical.
Il s’avère essentiel de rappeler que le salarié du particulier employeur retrouve ses droits après le congé : maintien du poste ou équivalent, rémunération identique, entretien professionnel, protection sociale inchangée. En cas de rupture du lien d’emploi pendant ou à l’issue du congé, seules des causes objectives et extérieures au congé parental peuvent être retenues. Des dispositions particulières encadrent ces situations afin de garantir une protection maximale des droits parentaux et de limiter les discriminations liées à la parentalité.
Ce segment, souvent méconnu, permet aux familles concernées de s’appuyer sur un socle de droits renforcés pour sécuriser leur parcours et préparer, avec sérénité, l’avenir de l’enfant et de l’ensemble du foyer.

Nouveautés légales en 2026 et évolutions prévues des droits parentaux
L’année 2026 marque un nouveau tournant dans l’histoire du congé parental. La législation introduit notamment la création d’un congé supplémentaire de naissance, d’une durée à choisir entre un ou deux mois, qui vient compléter le dispositif existant de congé parental, de maternité, de paternité et d’adoption. Ce nouveau mécanisme permet aux parents de bénéficier d’une souplesse et d’un partage accrus du temps parental, chaque parent pouvant le prendre simultanément ou en alternance.
Les décrets d’application de ce congé supplémentaire sont attendus, mais sa création témoigne d’une volonté politique de renforcer le soutien aux familles dès les premiers mois de l’enfant. Cette avancée s’inscrit dans une tendance de fond, où les droits parentaux s’élargissent en réponse à la diversité des modes de vie et à la nécessité de mieux concilier sphère familiale et exigences professionnelles.
Les évolutions légales récentes ont également modifié la répartition des trimestres accordés pour la maternité, permettant dorénavant de partager entre les deux parents certains de ces avantages. Les dispositifs de carrière longue ont été adaptés pour élargir les possibilités de départ anticipé à la retraite, y compris pour les bénéficiaires de trimestres AVPF acquis au titre du congé parental.
Dans cette perspective, il convient de surveiller la publication des textes d’application, de se faire accompagner dans ses démarches et d’anticiper les changements impactant l’organisation familiale.
- 📜 Nouveaux droits parentaux et adaptation des dispositifs
- 🤝 Partage facilité entre les parents
- ⚖️ Sécurisation des parcours professionnels
- 📊 Modernisation continue des allocations et du suivi des droits
Anticiper et intégrer ces évolutions, c’est se donner toutes les chances pour aborder sereinement l’arrivée d’un enfant et assurer la performance de sa préparation familiale.
Quelle est la durée maximale autorisée pour un congé parental d’éducation en cas de naissances multiples ?
En cas de naissances ou d’adoptions multiples, la durée totale du congé parental d’éducation peut aller jusqu’au sixième anniversaire des enfants, avec un renouvellement possible jusqu’à cinq fois selon la situation.
Le congé parental d’éducation compte-t-il pour la retraite ?
Oui, le congé parental à temps plein donne droit à des trimestres assimilés pour la retraite. En cas d’affiliation à l’AVPF, vous pouvez valider jusqu’à quatre trimestres cotisés. Les modalités varient toutefois selon votre situation et la nature du congé.
Peut-on cumuler une activité professionnelle et un congé parental ?
Non, il n’est pas possible d’exercer une autre activité salariée durant le congé parental d’éducation, à l’exception du travail d’assistant(e) maternel(le). Des adaptations existent cependant pour ceux qui souhaitent entreprendre ou reprendre à temps partiel avec l’accord préalable de l’employeur.
Comment formuler et envoyer la demande de congé parental à son employeur ?
La demande s’effectue par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge, en précisant la date de début et la durée souhaitée. Les délais de prévenance varient selon que le congé parental suit ou non un autre congé (maternité ou adoption).
Quelles aides financières sont accessibles pendant la période de congé parental ?
Les parents peuvent percevoir la PreParE (Prestation partagée d’éducation de l’enfant) sous conditions de ressources, ainsi que d’autres aides de la CAF. En cas d’affiliation à l’AVPF, la CAF verse en outre des cotisations retraite au titre du congé parental d’éducation.






