Enfant hospitalisé : comment comprendre la maladie ?

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Enfant hospitalisé : comment comprendre la maladie ?

J’ai pris plusieurs jours avant de pouvoir revenir sur notre expérience, j’avais besoin de ce temps pour déjà reprendre un rythme de vie et retrouver de l’apaisement dans notre famille.

Un matin, Mila s’est levée en forme après une bonne nuit, puis 1 heure après elle a voulu se recoucher et tout est parti de là…
Elle a passé, ce jour là, sa journée à somnoler. Je me suis dit qu’après une semaine de vacances à voir les copains elle avait une grande fatigue car elle ne se plaignait pas d’avoir mal, pas de fièvre non plus. Et puis le soir elle a commencé à avoir mal au ventre.
j’ai dormi la nuit tout contre elle et elle se tordait de douleur. Au petit matin nous avons été voir SOS médecin puis direction les urgences de l’hôpital. Quand elle a été prise en charge (après 5 heures à attendre…) la prise de sang a été sans appel : c’est une péritonite (appendicite qui éclate…). Angoisse dans nos yeux de parents, notre bout de choux de 4 ans était attendue au bloc dans l’heure précédant le diagnostic. Rien de surprenant pour l’équipe sur place, c’est leur quotidien.
Mais dans ma tête de maman tout s’embrouille et je me demande sans cesse : pourquoi ?
L’heure était à l’acceptation et surtout à l’accueil des émotions de ma fille : tout s’est enchainé vite, nous l’avons retrouvé à son réveil, elle était hors de danger. Les personnes en bleu, les Schtroumpf, comme ils les présentent aux enfants :-), ont soigné notre fille en enlevant ce qui lui faisait souffrir. C’est ce qu’on lui a expliqué.
Ensuite vient les premiers jours d’hospitalisation qui ont été très dur à vivre pour nous 4, son papa, son petit frère de 11 mois et moi . Nous sommes restés une semaine en tout, avec chaque jour des perfusions d’antibiotiques…
J’ai donc pris les choses en main pour rendre son séjour à l’hôpital plus doux. Je rentrai à la maison tous les soirs avec son frère pour qu’il ait un sas de décompression pour lui et aussi pour ramener chaque jour des affaires de la maison afin de décorer sa chambre d’hôpital en “chambre de Mila” avec ses jouets et aussi un peu de magie… J’ai installé un autel avec des objets précieux pour nous :
~ le bol tibétain (je le fais chanter chaque matin un petit rituel)
~ des pierres (quartz rose et cristal de roche)
~ les pierres de mon blessing way avec les messages positifs de mes amies ~ du mimosa pour parfumer la chambre, des pissenlits et des cailloux que l’on rapporte de nos balades à Mila pour lui apporter un peu de nature
C’était important pour moi d’« ambiancer » sa chambre, de mettre de bonnes énergies, de demander à l’univers de veiller sur Mila.
J’aime cette forme de spiritualité, à la fois douce et chargée de sens.
J’aime utiliser mes potions de sorcière avec la médecine alternative pour accélérer sa guérison, comme diffuser des gouttes d’huile essentielle de Ravintsar et la moitié d’un oignon pour purifier la pièce.

Je préparai à manger chaque soir pour le lendemain car nous avons boycotté leur cantine, que ce soit pour notre fille et même pour nous les accompagnants.
Pour moi l’important était qu’elle puisse reprendre une alimentation petit à petit, aussi grâce aux conseils de mon réseau de thérapeutes elle a pris des probiotiques dès le début, des algues pour reminéraliser, des plantes pour détoxifier et des fruits et légumes bio et de saison… Nous avons donc évité le gluten, les produits laitiers et animaux et le sucre.
Je souris encore en repensant à la tête de l’infirmier quand je lui ai demandé si sa pomme était bio… LOL ou plutôt triste de voir qu’en 2019 l’alimentation n’est pas la priorité dans un hôpital au même titre que les antibiotiques donné en intraveineuse… Pourtant les aliments vont dans le corps aussi… Je ne comprend pas…
Alors oui elle suit encore ce régime pendant un bon mois, pour que sa flore intestinale se reconstruise et que son immunité soit bonne puisque cela va de paire.
C’était une priorité pour moi afin qu’elle retrouve sa vitalité rapidement.

Il y a eu aussi les émotions à travailler. Difficile d’arriver à verbaliser pour elle se qui s’est passé depuis ses maux de ventre jusqu’à la sortie de l’hôpital. J’ai cherché ce que cela signifiait la péritonite, le lien entre les maux et les mots.
Cela représente une grande colère, elle a littéralement implosé. C’est très dur à entendre en tant que parents. C’est grâce à une amie qui a fait de la communication connectée avec Mila depuis son lit d’hôpital que nous avons compris que cette colère ne lui appartenait pas.
J’aurai voulu courir de thérapeute en thérapeute afin de trouver LA solution pour la libérer de cette colère qui n’était pas la sienne, qui l’habitait malgré elle. Et puis j’ai laissé faire le temps, car Mila n’était pas prête, encore choquée par cette douloureuse expérience. Six mois ont passé et c’est grâce à des rencontres que j’ai eu envie de faire appel à une bio-énergéticienne Julie Mangaud pour nous aider.
J’avais bien préparé Mila avant son arrivée en lui expliquant qu’elle avait une grande colère en elle, comme la Reine des Neiges et qu’il était venu le temps de s’en délivrer  😉
Elle s’est assise sur des coussins et a laissé la magie opérer : chants, tambour et autres rituels pour que Mila se retrouve en pleine possession de son corps… C’était impressionnant. Je l’ai vécu comme une seconde naissance, pour elle qui est venue au monde par césarienne d’urgence…
Son regard s’est apaisé, Mila est redevenue une petite gaie et insouciante avec cette joie de vivre.
La vie est pleine de surprises, de pépites, de cailloux…

Je commence peu à peu à explorer cette autre dimension qui nous dépasse, ces énergies qui nous entourent, invisibles et pourtant si puissantes…
Je souhaite que notre expérience puisse aider d’autres familles.

2019-10-31T00:13:39+00:00

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