10 bonnes raisons d’accoucher sans péridurale

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10 bonnes raisons d’accoucher sans péridurale

Tu es courageuse… C’est ce que j’entend à chaque fois que je partage mon souhait de donner naissance sans cette fameuse péridurale ! Pourtant aujourd’hui c’est d’avoir recours à une intervention extérieure qui me terrifie… Je vous explique mon cheminement.

Mais comment ont fait les femmes depuis la nuit des temps sans cette péridurale ? Elles ont réussi à donner la vie… Et cela n’avait rien de glorieux que de le faire entre femmes, à l’abris des regards, sans aucune “aide” médicale.
Et justement, et si au contraire cette fameuse péridurale provoquait plus de risques pour la maman et son bébé, est-ce que cela vaut toujours le coup de nous la proposer pour ne “pas avoir mal” ?

Faire confiance en son corps

C’est bien la première raison pour moi qui me motive à respecter les lois de la nature : nous avons été faite pour donner la vie (je n’aime pas le mot accoucher…) et c’est un petit miracle à chaque fois qu’on laisse la nature agir toute seule. Notre corps sait faire, il est programmé pour ça : il sécrète un cocktails d’hormones qui nous permettent de propulser notre bébé hors de notre corps sans avoir à “pousser” à proprement parler avec l’ocytocine et surtout nous aident à gérer les sensations avec l’endorphine. Car la douleur à proprement parler est subjective, nous avons chacun notre propre histoire et relation à la douleur. Notre corps nous envoie des signaux pour nous dire de changer de position et pour ainsi aider le bébé dans sa progression vers la sortie.
C’est justement quand on interfère dans ce processus naturel que l’on complique les choses…

Accoucher plus rapidement

Et oui car plus l’on intervient et plus cela stoppe le travail en le rendant alors plus long et fastidieux… La péridurale anesthésie une partie du corps et perturbe en même temps le savant mélange d’hormones sécrétées naturellement ! Alors des hormones de synthèse vont remplacer les naturelles qui n’ont bien entendu pas la même puissance…

Eviter les épisiotomies

C’est pour cela qu’il y a plus de risque de se déchirer car avec la puissance des contractions qui sont émises avec ces hormones synthétiques, déjà que nous n’avons plus les vrais sensations qui nous guident vu que cette zone est endolorie avec la péridurale, nous avons plus de chance de “pousser” sans avoir conscience des limites de son propre corps… Alors que sans péridurale, nous savons justement quand attendre et quand laisser les poussées réflexes faire leur travail, sans même avoir à “pousser” à proprement parler… Elle est pas belle la vie ?

Réduire les risques de césarienne et d’instrumentalisation

Dans la même logique, avec péridurale et allongée sur le dos, le bassin ne peut pas s’ouvrir… Alors oui dans ce cas la femme a besoin d’une aide extérieure pour se mobiliser, pour extraire le bébé de son corps, alors que normalement elle n’aurait eu besoin de personne et encore moins d’instrument… Et donc le bébé peut rester coincé, peut être en souffrance car le travail n’avance pas dans cette position et c’est alors que la cascade d’interventions arrive avec des forceps, ventouse voire même césarienne. Alors pourquoi le taux de césarienne varie d’une structure à l’autre ? Et les enjeux financiers dans tout ça, on en parle ?

Gérer la douleur

Ce n’est même pas ce mot que l’on devrait utiliser, mais plutôt ses sensations, car savez-vous qu’il y a des femmes qui ont un orgasme en accouchant ? Alors bien sûr pas en structure, car quand on prend du plaisir c’est loin des regards et chez soi, dans son cocon, sans perturbation extérieure… Il y a d’ailleurs un film “Orgasmic birth” que je vous recommande voir qui donne une tout autre vision de l’accouchement !
Etre libre de ses mouvements (sans monitoring posé en permanence par exemple) est très important pour pouvoir se mettre dans des positions physiologiques qui vont aider au passage du bébé : à quatre pattes, accroupie, debout… Et non pas les 4 pattes en l’air, qui est une position idéale pour le personnel médical, ça oui…

Vivre une expérience unique

Nous avons la possibilité de donner naissance que une à deux fois dans notre vie (voir plus si affinité 🙂 alors c’est important de le vivre pleinement, en pleine possession de ses ressources, d’être consciente de chaque minute pour aller à la rencontre de son bébé dans les meilleures conditions possibles ! Ce moment devrait être le plus beau jour de notre vie, et non le plus douloureux comme nous en parle notre entourage, notre famille… Nous sommes baignées depuis toute petite dans cette peur de donner vie : c’est un vrai travail de déconditionnement que j’ai entrepris pour arrêter cette idée reçues transmise de génération en génération.

Mieux se rétablir après l’accouchement

Et oui, sans cette péridurale, le corps se remet bien plus vite, car non cet acte n’est pas sans risque comme toute anesthésie et surtout nous récupérons mieux après cet effort que l’on compare à un marathon.

Rester connectée à son bébé

Quand la péridurale fait son effet, on perd le lien qui nous relie à notre bébé : nos sensations sont diminuées, la connexion avec lui aussi… Alors qu’il a besoin de nous pour l’aider à trouver le chemin, c’est pas le moment de le laisser tout seul dans le noir 🙂

Réussir son allaitement

Savez-vous que le bébé est moins tonique sous l’effet de la péridurale et donc moins vif pour se laisser guider par son instinct qui est d’aller se nourrir au sein de sa maman ?

Se sentir puissante et femme

Nous avons ce don unique, ce privilège en tant que femme, alors honorons-le. C’est aussi l’occasion de lâcher prise, d’éteindre son mental, faire confiance en notre instinct et de laisser son corps faire, pour laisser la magie opérer… C’est le moment de rugir et de laisser sortir l’animal qui est en nous 🙂

 

Alors dans notre société actuelle avec les progrès de la médecine, jusqu’où va-t-on dans cette prise en charge de l’accouchement ? Si une grossesse est non pathologique, pourquoi sommes-nous considérées comme malades dès que l’on franchit les portes de l’hôpital, en blouse, prête à passer sur la table d’opération alors que l’on serait bien mieux dans un lieu avec ses repères, son homme, une ambiance propice au lâcher prise (lumière tamisée, musique douce, chaleur) comme pendant la phase de conception ? 🙂 Avec dans l’ombre sa sage-femme, dont la présence suffit à nous rassurer si l’on en éprouve le besoin…
N’a-t-on pas dévié le rôle de l’équipe médicale qui doit être présente seulement s’il y a un risque ?
Et je vous recommande aussi de rédiger un projet de naissance et de le communiquer en amont à la structure qui vous accueillera le jour J afin que vos choix soient respectés : c’est un document qui fait partie de notre dossier médical et où l’on explique dessus tout ce que l’on souhaite (et tout ce que l’on veut éviter) lors de notre accouchement. Cela permet déjà pour soi de bien se préparer à toutes les éventualités et de mûrir ses choix, et pour l’équipe médicale d’être briefée 🙂

Je vous conseille aussi son nouveau livre : “Accoucher sans péridurale” écrit par la sage-femme Aurélie Surmely, qui permet d’avoir de solides connaissances pour faire son propre choix 🙂
Je me suis inscrite aussi à son programme vidéo du Challenge Grossesse. C’est 37 vidéos, soit un conseil bienveillant par semaine, pour nous accompagner tout au long de notre aventure : je vous fais profiter de 20€ dessus grâce au code SOLINE20.

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2018-03-03T06:13:00+00:00

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2 Comments

  1. Estelle mars 2, 2018 at 8:20 - Reply

    Mon deuxième enfant est né sans péridurale, cet accouchement était merveilleux…

  2. Agathe M. mars 3, 2018 at 5:31 - Reply

    Je viens de finir de lire “Le guide de la naissance naturelle” d’Ina May Gaskin, et je retrouve bien les arguments sur pourquoi se passer de la péridurale c’est au final ce qu’il y a de mieux pour que l’accouchement se déroule bien. Malgré tout, il demeure en moi une peur de la douleur, mais je me dis que je peux le faire 🙂

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